Le savoir, c’est le pouvoir. Cette phrase est un concept plutôt commun dans les pays occidentaux. L’éducation est un élément essentiel dans notre société et de toute évidence, elle procure à la jeunesse le savoir nécessaire pour mener leurs vies.
Ce n’est pas le cas dans bien des pays en développement, comme le Cambodge. Les taux d’alphabétisation actuels sont effarants : 47,6 % des hommes et 29,1 % des femmes seulement sont capables de lire.
Koh Kong, une province du sud-ouest du Cambodge, est la région la moins développée du pays. Elle détient également le pire record de l’éducation de la jeunesse, notamment celle des filles. Groupe de plus en plus marginalisé, seules 32 % des adolescentes ont terminé leur 6e année, comparé à 67 % des garçons. L’éducation des jeunes femmes est dénigrée du fait de leur position inférieure au sein de la communauté. Leur confiance en soi a été profondément amoindrie par la discrimination sexiste et de plus en plus, elles se retrouvent assujetties à l’industrie du sexe, un divertissement en pleine expansion au Cambodge.
Le programme LEAD, initiative pour le développement de l’alphabétisation et des moyens de subsistance visant l’autonomie des adolescents, a été lancé par CARE en 2007 afin de combler les besoins de la jeunesse marginalisée à Koh Kong, en offrant une éducation de base et informelle.
Il a été prouvé que l’alphabétisation correspond directement à la connaissance et à la compréhension du VIH/sida. Cette maladie sexuellement transmissible est prépondérante au Cambodge en raison de l’étendue du commerce du sexe, et 54 % des travailleurs du sexe sont actuellement infectés du virus. Malheureusement, seules 17,6 % des femmes savent comment prévenir la transmission de cette maladie mortelle. Le programme LEAD répondra à ce dilemme en mettant l’accent sur la sensibilisation au VIH/sida.
Le programme LEAD souligne également le renforcement du pouvoir de la jeunesse marginalisée de Koh Kong et en les engageant dans leur propre éducation. Les classes seront principalement fréquentées par des filles sorties des réseaux scolaires officiels et des filles issues du commerce du sexe. L’apprentissage élémentaire des aptitudes à la vie quotidienne encouragera les filles à jouer un rôle actif en contrôlant leur propre vie, notamment la prise de décision économique, réduisant ainsi leur dépendance et leur infériorité perçues par la collectivité.
Le savoir peut représenter le pouvoir, mais pour cette jeunesse actuellement marginalisée, l’éducation est aussi l’espoir. L’espoir d’une meilleure compréhension, l’espoir d’un niveau de vie amélioré et l’espoir dans l’avenir.
« Je n’ai pas de rêves parce que je n’ai pas d’éducation », reconnaît une femme travaillant dans un salon karaoké.
Vous pouvez aider le programme LEAD qui apporte l’espoir et met de la vie dans ces rêves. S’il vous plait, donnez maintenant.