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Sans dignité, nous ne sommes rien
Que l'on soit Canadien ou Zambien, chaque être vivant a besoin d’avoir un accès sûr et sécuritaire à la nourriture. Sans elle, la santé fait défaut, les conflits surgissent et les gens meurent. Cependant, environ un milliard de personnes à travers le monde s'endorment affamées. En fait, la faim et la malnutrition représentent la principale menace à la santé dans le monde, faisant plus de victimes que le SIDA, la malaria et la tuberculose combinés. Ceci signifie que la faim — quoi qu’évitable – est l’affection la plus mortelle à laquelle nous faisons face.
CARE croit fermement que l'accès à la nourriture, également connu sous le nom de sécurité alimentaire, est un droit fondamental de la personne. Comme le président de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture l’a mentionné, « la nourriture n'est pas une question de charité, c'est une question de justice. »
C'est pourquoi, dans le cadre de la prochaine édition de la Journée mondiale de l'alimentation qui aura lieu le 16 octobre, CARE réitère son dévouement à la lutte contre la faim et ce, dans presque 70 pays autour du monde. Tout au long de cette lutte, nous aurons des défis à surmonter.
Le prix de denrées alimentaires augmentent. En mars de 2008, le prix des denrées alimentaires au niveau mondial étaient de 75 % plus élevés qu'en 2005, créant une situation encore plus précaire pour ceux qui n'avaient déjà pas suffisamment de ressources pour alimenter leur famille. Les changements climatiques réduisent également la disponibilité de nourriture dans des endroits où d’ordinaire il y avait de la nourriture en abondance. En Afrique de l’Est par exemple, 20 millions de personnes sont menacées par une sécheresse presque sans précédent. Pour la première fois, cette sécheresse affecte les villes importantes du Kenya et menace les provisions alimentaires des populations urbaines. Ceci est directement attribuable aux changements climatiques dans le secteur.
En dépit de la tristesse de cette nouvelle, chez CARE nous voyons quotidiennement l'espoir à travers l'œuvre que nous effectuons. Que ce soit en aidant des communautés à s'adapter aux changements climatiques ou en fournissant des graines et du bétail aux fermiers, CARE est témoin de ces succès.
Par exemple, au Zimbabwe où le manque de nourriture est critique, plusieurs personnes avec qui nous travaillons arrivent dorénavant à se débrouiller grâce à un accès aux graines, aux outils et aux méthodes d'exploitation agricole améliorées : nous travaillons avec des femmes séropositives afin de les aider à cultiver un potager dans leur petite cour. Les petits potagers renforcent l'autonomie des femmes en leur permettant de nourrir leur famille et de demeurer en santé, tout en gagnant un petit revenu supplémentaire.
Au Myanmar, CARE distribue des crabes et des porcs aux foyers les plus vulnérables -beaucoup d'entres eux sont dirigés par des mères seules- de sorte qu'elles puissent elles aussi gagner un revenu et nourrir leur famille. Cette nourriture est indispensable aux communautés durement frappées par le Cyclone Nargis en 2008, car elle leur procure un bon apport nutritif, tout en aidant les familles à maintenir leur autonomie économique.
La sécurité alimentaire est un droit fondamental de la personne, ainsi qu'un objectif réalisable. Chaque jour, CARE voit tout le potentiel de lutte contre la faim qu’il y a sur le terrain. Lors de cette Journée mondiale de l'alimentation, nous célébrerons les succès, tout en fixant notre attention sur le travail qui reste à accomplir.
En cette Journée mondiale de l'alimentation, que pouvez-vous faire pour aider à lutter contre la faim dans le monde ?
En 2000, dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement, le Canada était l'une des 18 nations qui se sont engagées à aider à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d'ici 2015. Malgré ces engagements, la sécurité alimentaire -l'accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive- diminue dans le monde entier.
Grâce à vos dons aux programmes de CARE, vous nous permettez de continuer la lutte contre la faim dans le monde.
Le Canada accueillera le sommet du G8 l'été prochain. C’est l’occasion que nous avons de mettre les problèmes de développement, telle la sécurité alimentaire, au premier plan et de rappeler aux nations du monde leurs engagements pris dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement. Vous pouvez faire une différence ! CARE Canada encourage les Canadiens à écrire à leurs députés pour leur dire que la lutte contre la faim devrait être un sujet prioritaire durant les discussions du G8 en 2010. Nous devons travailler ensemble pour lutter contre les causes profondes de la faim, de sorte que nous puissions empêcher les désastres et la famine avant qu'ils ne se produisent. Sous notre leadership, le Canada peut s'assurer que les nations les plus puissantes du monde se concentrent sur le droit de sécurité alimentaire.
Ensemble, nous pouvons faire une différence concrète. Ensemble, nous pouvons lutter contre la faim.
Graines du changement
CARE sait que les femmes peuvent planter les semences du changement, à condition qu’elles puissent obtenir ces semences.
Cependant, partout dans le monde, les femmes sont gravement touchées par la pauvreté. Les femmes qui sont principalement chargées de la production agricole — celles vivant dans des milieux ruraux — sont parmi les plus pauvres.
De nombreux facteurs sont attribuables à cette inégalité. Souvent, les femmes n'ont pas accès aux ressources, aux moyens ou à l'éducation nécessaires pour atteindre leur plein potentiel. L'accès à la propriété et l'égalité sont également une préoccupation : Malgré le fait que les femmes soient responsables de la majorité de la production agricole, elles ne possèdent seulement qu’un petit pourcentage des terres.
Ces disparités représentent des obstacles face à la lutte contre la pauvreté. Si elles ne peuvent obtenir le crédit nécessaire à l'acquisition de biens ou de semences, ainsi qu’au transport de leurs récoltes jusqu'au marché, leurs rêves demeurent des rêves.
C'est pour cette raison que CARE s'associe avec des femmes de partout à travers le monde avec ses services financiers collectifs appelés Épargne et Crédit à Base Communautaire. Par ces services financiers de base, des femmes vivant avec moins de 2 $ par jour, épargnent collectivement des pièces de monnaie chaque semaine et s’octroient des prêts à court terme entre elles. Les résultats produisent des changements significatifs : Les prêts leur permettent d'investir dans leur petite entreprise ou dans leur activité agricole, ce qui du même coup leur procure un moyen de subsistance viable, en plus d’une indépendance et d’une autonomie.
Puisque les membres empruntent entre eux, le taux de défaillance est très faible -moins de 5 % dans plusieurs communautés. Contrairement aux institutions financières traditionnelles, les services d'Épargne et Crédit à Base Communautaire offrent une accessibilité inégalée : Ils sont aussi efficaces dans les bidonvilles peuplés que dans les régions rurales éloignées. En fait, plus de 1,2 million de personnes dans le monde entier ont bénéficié de leurs bienfaits.
Mais le vrai succès de cette initiative va au-delà des chiffres et des taux de remboursement. Quand les femmes ont le contrôle d'une partie des dépenses du ménage, les familles sont plus enclines à avoir recours à l'éducation, aux services de santé et à acheter de la nourriture nutritive. De plus, quand tous les membres -hommes et femmes- ont la possibilité de participer au développement économique, les communautés s'épanouissent. Quand les femmes sont affairées à gagner et gérer un revenu, les communautés résistent mieux lorsque les difficultés surviennent et que la nourriture se fait rare.
CARE vise à accroitre le succès des services d'Épargne et Crédit à Base Communautaire à travers l'Afrique et prévoit offrir des services financiers à 30 millions de personnes dans 39 pays africains au cours des 10 prochaines années. Parmi ce nombre, au moins 70 % des personnes concernées seront des femmes.
Grâce à leur participation et leur association, nous pouvons être certains que les semences du changement prospéreront vraiment.
Message du président
1- Kevin, à quand remonte votre dernier voyage au Zimbabwe et combien de temps y avez-vous séjourné?
En juin dernier, je suis allé au Zimbabwe pour un séjour de deux semaines. Je m’y suis rendu de nombreuses fois au cours de la dernière décennie, dont la fois précédente en 2007. J’ai fait plusieurs séjours au Zimbabwe depuis les années 90, et j’y ai même habité de 1990 à 1992.
Mon dernier voyage se concentrait sur les programmes mis en œuvre par CARE : l’agriculture, les programmes d’urgence et le développement économique.
2- Depuis combien de temps CARE œuvre-t-elle au Zimbabwe?
Un bureau de CARE a été ouvert en 1992. Nous avons été invité au pays pour apporter de l’aide à la pénurie alimentaire, et nous y sommes demeurés pour assister à la production de nourriture durant les périodes d’absence de sécheresse.
Les domaines sur lesquels CARE met premièrement l’accent aujourd’hui au Zimbabwe sont les jardins communautaires, la construction de petits barrages et l’irrigation.
3- Il y a actuellement une pénurie alimentaire dans la Corne de l’Afrique. Comment en décririez-vous les répercussions sur les habitants du Zimbabwe et des régions avoisinantes?
Bien que le Zimbabwe ne soit pas dans la Corne de l’Afrique, l’incidence d’une pénurie alimentaire est ressentie à l’échelle du continent. Par exemple, si 20 millions de personnes en Afrique de l’Est ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence, les habitants de l’Ouest en recevront moins. Il n’y a tout simplement pas suffisamment de denrées offertes aux organismes d’aide et, par conséquent, lorsque surviennent des situations d’urgence dans une région donnée, cela peut entraîner des pénuries dans une autre.
4- Que fait CARE pour répondre aux besoins des gens?
Le rôle de CARE dans ce pays comporte deux volets.
1. Nous nous concentrons sur les besoins les plus fondamentaux des gens : nous les aidons à vivre, à apprendre et à gagner leur vie. Cela veut dire que nous travaillons avec les communautés locales afin qu’elles aient suffisamment de nourriture, que des personnes reçoivent une formation et qu’elles acquièrent une façon de gagner un revenu en vue de devenir autosuffisantes.
2. Le second rôle que CARE joue est axé sur l’investissement : l’accent est mis sur l’agriculture, l’infrastructure (petits barrages), l’irrigation et les régimes d’épargne et de prêts collectifs.
Les régimes d’épargne et de prêts collectifs sont établis de façon à ce que les membres de la collectivité (la plupart des femmes) puissent emprunter de l’argent entre eux, au lieu de le faire, par exemple, auprès d’une institution bancaire. Quant aux conditions relatives aux emprunts, elles sont fixées par les membres du groupe. Ce fonctionnement permet de conserver des paiements de remboursement de prêts abordables, alors que les intérêts perçus demeurent à l’interne, pour que le groupe en bénéficie. Le personnel de CARE travaille avec ces groupes, en leur donnant la formation et en leur transmettant les connaissances nécessaires et en les aidant à établir des modèles d’affaires appropriés.
Au cours de mon voyage, j’ai eu la joie d’assister à une cérémonie de remise de diplômes de quelques-uns de ces groupes d’épargne et de prêts. Ces femmes n’avaient plus besoin de l’aide de CARE : elles venaient d’acquérir une réelle autonomie!
5- Depuis que l’économie du Zimbabwe s’est effondrée, pourquoi est-ce que CARE a été bien positionnée pour venir en aide à la population de ce pays?
CARE possède une énorme capacité d’accomplir du travail humanitaire. En effet, nous sommes en mesure de répondre à pratiquement tous les types de catastrophe (éruption d’une maladie, crise alimentaire, conflit, etc.).
Nous conservons aussi notre neutralité et notre impartialité politique. C’est la raison pour laquelle nous sommes capables de gagner la confiance des gens des communautés parmi lesquelles nous travaillons. Ils savent que nous sommes-là simplement pour les aider.
CARE demeure également dans la communauté longtemps après une catastrophe. Nous aidons les gens non seulement à se rétablir, mais aussi à rebâtir leurs vies. Notre approche se base sur l’obtention de résultats à long terme.
6- Quel rôle les Canadiens peuvent jouer dans la lutte contre la faim dans le monde?
La première étape consiste à en savoir plus au sujet de nos programmes, et ensuite de les soutenir à l’aide de dons.
Les statistiques démontrent que sur notre argent perçu en impôt, seulement 10 $ par Canadien est dépensé par le gouvernement en vue de l’aide humanitaire. La population canadienne peut communiquer à ses représentants au Parlement qu’il faut faire davantage pour lutter contre la faim dans le monde. Il ne s’agit pas d’une action politique, mais humanitaire.
7- Durant votre séjour au Zimbabwe et dans les régions avoisinantes, qu’est-ce qui vous a donné l’espoir que la situation peut s’améliorer et le sera éventuellement?
J’ai rencontré beaucoup de gens au Zimbabwe qui m’ont dit que les programmes de CARE ont non seulement sauvé leur vie, mais aussi contribué à l’améliorer grandement. J’ai passé deux semaines à entendre des histoires semblables de la part de plusieurs personnes. Toutefois, malgré ce succès, il reste tant de choses à accomplir. Pour chaque vie sauvée, il y en a une autre qui se trouve en péril.
8- Où pouvons-nous obtenir plus d’information au sujet de votre expérience de vos visites de projets de CARE dans le monde?
Mon blogue est le meilleur endroit pour suivre mes déplacements dans le monde dans le cadre de divers programmes de CARE. Une mise à jour est apportée après chaque voyage, et vous pouvez y trouver davantage de récits de notre travail accompli sur les lieux, de forums internationaux et d’histoires de nos donateurs.
Je vous encourage également à me suivre sur Twitter.
Merci de votre temps.
GAP + Vous + CARE = Succès ! Merci !
Nous voulions vous informer que la récente promotion « Donnez et Recevez » de Gap a permis de recueillir 68 000 $ pour CARE Canada !
Merci de votre participation à la promotion « Donnez et Recevez » de Gap inc.. Nous n'aurions pas pu obtenir un tel succès sans votre générosité.
Avec à votre appui, des vies sont changées dans les pays en voie de développement. Vous aidez des femmes et des filles à lutter contre la pauvreté et à améliorer la vie de leur communauté. Vous prévenez la faim, vous aidez des personnes à combattre le VIH et le SIDA, et vous permettez à des filles et à des femmes d’avoir un meilleur accès à l'éducation. Votre appui aidera ces femmes à gagner leur vie, à prendre soin de leur famille, à avoir accès aux soins de santé et à l'eau potable, et bien plus encore.
Merci de soutenir les causes de CARE Canada !
Lisez des histoires poignantes de femmes, de filles et de communautés que vous aidez par l'entremise de votre générosité.
CARE Canada est honoré de s'associer à GAP inc. qui soutient des programmes de CARE depuis plus de 10 ans. Grâce à Gap inc., CARE a contribué à renforcer l'autonomie des femmes à travers le monde afin de contrer la pauvreté extrême et d'assurer de meilleures conditions de vie pour elles-mêmes, leur famille et leur communauté.
Une expérience à faire rêver
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Depuis 2005, l’Ascension au sommet du Kilimandjaro a permis d'amasser plus de 500 000 $ afin de lutter contre la pauvreté à travers le monde et sensibiliser davantage les gens aux œuvres humanitaires de CARE au Canada ainsi qu'à l'étranger.
Avec cette ascension du Kilimandjaro, vous aurez la chance de visiter un projet CARE et rencontrer des personnes dont la vie est transformée grâce à votre appui. Rappelez-vous que les fonds amassés pour cette ascension seront appariés dans une proportion de 3 pour 1 par l'Agence canadienne de développement international afin de multiplier par quatre l’impact désiré, faisant de cette aventure l'évènement d'escalade ayant la plus grande influence au Canada.
Joignez-vous à nous du 28 janvier au 9 février et réalisez ce rêve !
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