Recherche Talle de la police Augmenter la taille du texte Réduire la taille du texte Restaurer la taille du texte  
care


CARE Newsletter Signup


Suivez-nous:
Follow us on Facebook Follow us on Twitter Follow us on You Tube Share

Typhon Ketsana

Les équipes d'intervention d'urgence de CARE au Vietnam et au Laos se mobilisent après que le typhon Ketsana ait sévi sur l'Asie continentale hier, le pire typhon à s'abattre sur la région depuis plusieurs décennies. La mobilisation de CARE se poursuit aux Philippines, procurant de l'aide à presque deux millions de personnes affectées par les inondations causées par cette même tempête qui a ravagé Manille plus tôt cette semaine.

Au Vietnam seulement, les rapports initiaux du gouvernement estiment que le typhon a tué 66 personnes, 11 personnes sont portées disparues et plusieurs milliers de maisons sont endommagées ou détruites, alors que les premiers rapports du Laos indiquent que 20 villages ont été submergés dans une seule province. CARE se prépare à l'éventualité que ces premières évaluations augmentent de manière significative durant les prochains jours.
 

►  APPRENEZ EN PLUS : Consultez les communiqués de CARE et la COALITION HUMANITAIRE aux médias à propos de cette urgence et d’autres sujets. Lisez les histoires vécues.

►  SOYEZ DES NÔTRES : Joignez-vous à la page Facebook de CARE  ou inscrivez-vous à Twitter (présentement en anglais) pour obtenir les nouvelles les plus récentes sur les urgences et passez le mot (présentement en anglais).

►  FAITES UN GESTE : Aidez CARE à intervenir lors d’urgences dévastatrices sévissant en Asie, comprenant les séismes. Faites un don au Fonds d’urgence de CARE.  ou de la COALITION HUMANITAIRE.

Vue sur le terrain

Le typhon le plus dévastateur des dernières décennies
Par Peter Newsum, directeur national, CARE Vietnam
Le 30 septembre 2009
 

Le typhon Ketsana qui a causé de terribles pertes aux Philippines a maintenant rejoint le Vietnam. Pour certaines régions du Vietnam, il s’agit officiellement du typhon le plus dévastateur des dernières décennies. Alors que la tempête a balayé la petite nation insulaire des Philippines, nous appréhendions cette menace qui ne tarderait pas à atteindre les côtes du Vietnam.

À présent il a frappé et pour le moment, nous nous préparons tout simplement au pire.
Plusieurs idées me viennent spontanément à l’esprit ; la plupart d’entre elles sont porteuses d’espoir envers les personnes qui ont été touchées. J’espère fortement qu’il y aura très peu de victimes et de souffrance. Je suis toutefois conscient que la réalité peut être différente.

Je sais que le gouvernement vietnamien a accompli un énorme travail en se préparant à cette tempête. Il a surveillé le typhon de près pendant plusieurs jours, en procédant à l’évacuation des habitants des zones à risque élevé, en fermant des écoles et en prenant les précautions nécessaires pour maintenir le nombre de victimes au niveau le plus bas possible.

Mais nous devons aussi être réalistes. L’intensité du typhon Ketsana est terrible, générant tempêtes et pluies torrides. Les tempêtes ont causé des ravages, alors que la pluie a entrainé des inondations. Maintenant, nous nous réunissons et mettons sur pied une stratégie d’intervention d’urgence pour assurer une réponse efficace.

Comme toujours, il est très difficile d’obtenir de l’information dès les premiers instants d’un désastre. Les lignes téléphoniques sont coupées, les routes sont inondées et les moyens de communication ne fonctionnent pas. Face à ces nombreux défis, nous faisons de notre mieux pour planifier une intervention rapide.
 

Entre temps, alors que nous ne sommes pas en mesure d’évaluer l’ampleur de ce qui nous attend, nous nous préparons au mieux de notre capacité à aider les gens dans le besoin. Nous avons prévu acheter du matériel d’approvisionnement et déployons du personnel dans les zones dévastées. Au fur et à mesure que nous recevons de nouveaux renseignements, nous maintenons nos équipes informées.
 

Bien que nous ne puissions pas encore jauger toute l’ampleur des dommages causés par Ketsana ainsi que la probable catastrophe qui nous attend, nous savons, par expérience, quels seront les besoins immédiats des gens et de leurs communautés et les circonstances selon lesquelles nous aurons à intervenir.

De l’eau potable, de la nourriture, du matériel d’approvisionnement d’urgence, des réservoirs d’eau, des vêtements et des ustensiles de cuisine, pour ne nommer que ceux-ci, font partie de nos besoins prioritaires.
 

Typhon Ketsana : ce sont les pauvres qui en souffriront le plus
Lisa Ognjanovic, CARE Laos
Le 1 octobre 2009

Tandis que nous attendions que le typhon Ketsana frappe, notre première priorité était de garantir la sécurité de notre équipe. Toute personne à risque fut immédiatement rappelée et des actions évidentes comme celles de fermer les portes et les fenêtres, avoir suffisamment d’eau potable et s’assurer que notre équipe avait préparé leurs maisons respectives, furent entreprises afin que nous soyons prêts à nous concentrer sur les besoins des populations dès le passage de la tempête.

Hier matin, l’équipe en place à Sekong, que le typhon a heurté violemment, a envoyé des images montrant la hauteur de la rivière. Nous avons vraiment été touchés de constater le désastre subi par les villages pour lesquels CARE travaille; l’équipe nous a indiqué que le fleuve a monté de 7 mètres à 28 mètres de hauteur. Nous devons encore accéder à plusieurs villages, aussi l’étendue des dégâts et les répercussions humaines restent inconnues.
J’ai vécu des tempêtes au Laos auparavant, et là, des toits furent soufflés, des arbres déracinés, mais cette tempête est bien pire que tout ce que nous avons vu. Je ne peux imaginer quel impact une tempête de cette envergure peut avoir sur ces pauvres collectivités.

Nous avons appris, selon des sources non confirmées, que des gens ont vu des maisons emportées par les rivières. Les maisons au Laos, le long du fleuve, sont construites en bambou et en bois et n’auraient pas pu supporter une tempête de cette ampleur – les maisons des plus démunis sont encore plus fragiles. Comme toujours, ceux qui sont déjà vulnérables souffriront davantage dans cette situation d’urgence.

Aujourd’hui, tandis que les nouvelles relatives aux dommages et aux besoins commencent à se répandre, nous débutons vraiment notre intervention. En attendant l’évaluation officielle, nous nous préparons à accéder aux zones éloignées, distribuant des comprimés de purification d’eau qui seront essentiels pour octroyer de l’eau propre, et cherchant d’importantes quantités de riz.

J’ai vu sur les chaînes CNN et BBC des reportages sur le typhon frappant le Vietnam et le Cambodge, mais ici, le Laos a également été touché, et durement. L’éloignement de ce pays implique une lenteur de l’émergence de l’information mais nous savons que beaucoup de personnes auront besoin de notre aide; maintenant et à l’avenir, c’est sûr.

 

Home